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Traductions français /espagnol / langue des signes : activisme, désobéissance civile, féminismes, Queer, éducation, décroissance etc. / Traducciones español / francés / lengua de signos : activismo, desobediencia civil, feminismos, Queer, decrecimiento, educación etc.

La “Ley de seguridad ciudadana” o “antiprotestas” / La “loi de sécurité citoyenne” ou “antiprotestations”

Le 28 novembre dernier à Madrid, 19 personnes ont été arrêtées chez elles à 6 heures du matin car elles étaient accusées d’avoir participé à des affrontements contre des membres d’un groupe fasciste. Plusieurs des détenu(e)s qui se trouvaient à leur domicile ou à leur travail lors des faits dont on les accuse, témoignent du dispositif policier démesuré et du manque total d’explication lors de leur arrestation. Depuis se sont ajoutées 11 arrestations lors des concentrations de soutien aux détenu(e)s où les manifestants criaient des slogans contre la police nationale et la loi euphémiquement appelée “Loi de sécurité citoyenne” dont l’avant-projet vient d’être validé par le conseil des ministres le 29 novembre. Cette nouvelle loi “antiprotestations” qui pourrait entrer en vigueur dès février 2014, viendrait punir les nouveaux répertoires d’actions collectives postérieures au 15M comme les concentrations devant les institutions de l’Etat (parlement, Sénat etc) qui n’ont pas été communiquées au préalables ou le fait de filmer la police pendant l’exercice de ses fonctions. Considérées comme des infractions très graves, elles pourraient être punies d’amendes entre 30.001 y 600.000 euros. Il s’agit d’un nouveau coup répressif donné aux personnes et aux collectifs de sensibilités politiques anarchistes, communistes,antifascistes, féministes et activistes du mouvement étudiant. Cette “chasse aux sorcières” attaque directement aux libertés publiques et aux droits fondamentaux tels que la liberté d’expression, de réunion et de manifestation. C’est un nouveau pas dans la démarche de rendre légales les nécessités répressives du gouvernement afin d’assurer l’ordre social dans le système néolibéral. Comme la réforme du code pénal (qui modifie la loi sur l’avortement), ces politiques criminelles de l’Etat autoritaire sont légitimées par “l’insécurité citoyenne” relayée dans les médias. Mais nous savons que cette fausse alarme sociale en cache une autre, que la crise est une arnaque, qu’ils essaient d’étouffer la contestation sociale toujours plus grande dans la rue, qu’ils veulent nous taire, nous cacher et nous isoler. “Alors nous continuerons de parier pour la stratégie du débordement: être une multitude et avoir raison”. Nous avons peur mais nous continuons, malgré la répression, les amendes, ne pas pouvoir recourir face à tant d’injustices… Mais ce sont eux qui ne respectent pas la loi, ni la nuit du 28 novembre, ni tous les jours dans la rue lorsqu’ils font des contrôles racistes, ni dans les CIE (Centre d’Internement pour Étrangers). Ce sont eux les délinquants. Nous, nous avons droit à la désobéissance civile parce que “nous savons que la soumission n’est pas la paix sociale, que renoncer à ses droits fondamentaux ne mène pas à la stabilité, qu’ils nous ont déclaré la guerre il y a déjà longtemps. Si nous désobéissons nous rendons à l’évidence le manque de légitimité de toutes ces mesures arbitraires. Et en plus en désobéissant nous construisons notre propre identité, celle qu’ils voulaient aussi nous voler”. Car quand nous crions ensemble “Nous n’avons pas peur!”, nous nous faisons plus forts et la peur change de camp.

cropped-cabecerapuercoespin1La plateforme pour la Désobéissance Civile regroupe des personnes et des collectifs préoccupés par l’augmentation de la répression dite de “basse intensité” ou “la bureau répression”. Ces identifications sont arbitraires et constituent d’authentiques persécutions racistes et politiques à des personnes qui se réunissent, se manifestent ou simplement transitent dans les rues de la ville. Paradoxalement, ceux qui contrôlent sont rarement correctement identifiés. La voie répressive économique qui a beaucoup augmenté ces derniers temps, invisibilise et individualise la souffrance de celui ou celle qui reçoit dans sa boite aux lettres une amende à payer. L’objectif de cette répression est de dissuader la contestation sociale, démobiliser la citoyenneté, précariser des personnes déjà précaires et générer un climat de peur. L’Etat continue de braquer la citoyenneté comme il le fait déjà avec des coupes budgétaires sauvages et immorales. La voie répressive fait partie de la logique systémique du capitalisme: l’incertitude du futur, la violence économique et la peur qui prétendent exercer la soumission. Pour tout cela, la plateforme décide de ne pas reculer et de se confronter à la peur collectivement, dans la rue, depuis la solidarité et à travers une arme puissante: la désobéissance civile.

Video de la campaña “Di No a las Identificaciones” de la plataforma por la Desobediencia Civil / Vidéo de la campagne “Dis Non aux Identifications” de la plateforme pour la Désobéissance Civile.  Sous-titrée en français.

 

police4-600x163La Plataforma por la Desobediencia Civil agrupa a colectivos y personas preocupadas por el aumento de la represión llamada de “baja intensidad” o  “buro-represión”.  Estas identificaciones son arbitrarias, y constituyen auténticas persecuciones racistas y políticas sobre personas que se reúnen, se manifiestan o simplemente transitan las calles de esta ciudad. Paradójicamente, suele ocurrir que quien identifica no va correctamente identificado. Se ha incrementado la vía represiva de carácter económico que individualiza el sufrimiento de quien las recibe y que queda en la mayoría de los casos invisibilizada, en la casilla del buzón de cada persona sancionada. El objetivo de esta represión es desincentivar la protesta social, desmovilizar a la ciudadanía, precarizar a personas ya muy precarizadas y generar un clima de miedo. En una vuelta de tuerca más, el Estado recauda a costa de saquear a una ciudadanía a la que lleva tiempo exprimiendo a través de unos recortes cada día más salvajes e inmorales. La vía represiva forma parte de la lógica sistémica en la que se articula el capitalismo: la incertidumbre sobre el futuro, a la que se añaden la violencia económica y el miedo, y pretende generar un escenario de sumisión .Por todo lo anterior, la plataforma decide no retroceder y enfrentase al miedo colectivamente, en las calles, desde el apoyo mutuo y a través de un arma poderosa: la desobediencia civil.

El pasado 28 de noviembre en Madrid 19 personas fueron detenidas en su hogar a las 6 de la mañana, acusadas de haber participado en enfrentamientos con miembros de una organización fascista. Varias personas detenidas que se encontraban en su puesto de trabajo o en su casa en el momento de los enfrentamientos de los que se les acusan,  testimonian del desmesurado despliegue policial y la falta de explicación de los motivos de las detenciones.  Después se han sumado 11 detenciones en una convocatoria de apoyo a lxs detenidxs donde los presentes han gritado consignas contra la Policía Nacional y la  eufemisticamente llamada Ley de Seguridad Ciudadana, cuyo anteproyecto fue aprobado por el Consejo de Ministros el pasado 29 de noviembre. Esta nueva ley “antiprotestas” que podría entrar en vigor en poco más de 2 meses, vendría a castigar los nuevos repertorios de acción colectiva posteriores al 15M, como las concentraciones no comunicadas ante instituciones del Estado (Congreso, Senado, parlamentos autonómicos…), los escraches o la grabación a la policía durante el ejercicio de sus funciones. Considerados como infracciones muy graves, se podrán ver multadas entre 30.001 y 600.000 euros. Se trata de un nuevo golpe represivo a personas y colectivos de distintas sensibilidades políticas; anarquistas, comunistas, antifascistas, feministas, activistas del movimiento estudiantil, etc. Esta “caza de brujas”  ataca directamente a las libertades públicas y a derechos fundamentales tales como la libertad de expresión, de reunión y manifestación. Es un nuevo paso para hacer legales las necesidades represivas del gobierno, para asegurar el orden social y mantener el sistema neoliberal. Como la reforma del código penal, estas políticas criminales del Estado autoritario son legitimadas por la supuesta “inseguridad ciudadana” difundida por los medios de comunicación. Pero sabemos que esta falsa alarma social esconde otra, que la crisis es una estafa, que intentan ahogar la contestación social cada vez mayor en la calle y que nos quieren calladxs, escandidxs, aisladxs. “Así que seguiremos apostando por la estrategia del desborde: ser multitud y tener la razón”. Tenemos miedo pero seguimos, a pesar de la represión, de las multas, de no poder recurrir ante tanta injusticia… Aunque son ellos los que no cumplen la ley, ni la noche del 28 de noviembre, ni a diario en la calle cuando hacen controles racistas, ni en los CIEs (Centros de Internamiento de Extranjeros), etc. Ellos son los delincuentes. Nosotrxs tenemos derecho a la desobediencia civil, porque “son muchas las personas que saben que la sumisión no es la paz social, que renunciar a derechos fundamentales no lleva a la estabilidad, que la guerra nos la declararon hace ya tiempo. Que si desobedecemos ponemos en evidencia la falta de legitimidad de tantas medidas arbitrarias. Y que además, haciéndolo, construimos nuestra propia identidad, algo que también querrían robarnos”.  Porque cuando gritamos todxs “¡’No tenemos miedo!” nos empoderamos y el miedo cambia de bando.

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